PROMOTIO

Bonjour Rodolphe. Bienvenue pour ce court interview au sujet de ta nouvelle Promotio, parue dans Demain : Nos Libertés. Pourquoi as-tu choisi de répondre à cet appel à textes ?

Bonjour et merci à toi ! J’ai choisi d’y répondre parce qu’il me permettait de traiter un sujet qui me tenait à cœur, à savoir les libertés individuelles.

La Dystopie t’attire-t-elle particulièrement ?

Oui, en effet. Je pense que la dystopie permet d’extérioriser ses peurs, ses craintes. C’est mon cas. C’est un genre qui nécessite une réelle réflexion sur nos sociétés et sur la place de l’Homme dans celles-ci. Il y a souvent une vision philosophique forte dans les récits dystopiques.

As-tu hésité entre plusieurs sujets ou Promotio t’est-il venu tout de suite, comme une évidence ?

Je savais que je voulais traiter de la Liberté : de conscience, de penser, mais aussi liberté d’action. A partir de là, j’ai cherché un modèle de société dans la- quelle les citoyens en sont privés.

Cette idée de libertés à mériter par paliers est juste effrayante, impliquant un comportement irréprochable de tout instant pour ne pas chuter.  Ne retrouve-t-on pas là – à un moindre niveau – la réalité à l’intérieur de certaines entreprises ?

Si bien sûr ! Et dans la vie de manière plus générale. Beaucoup paient très cher des erreurs commises. Dans Promotio, le résultat est sans appel : retour tout en bas de l’échelle sociale ; pas de deuxième chance !

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Ton personnage principal, Chris, prend tous les jours un risque notable en se mettant au bord du précipice. Il est possible d’interpréter ce geste de différentes manières entre prise de conscience et révolte. Comment le voies-tu ?

C’est à mon sens, la réelle tragédie de Promotio : c’est fondamentalement la seule liberté que leur laisse la société : rentrer ou non le bon code. Chris joue avec cela, pour garder l’illusion que sa vie lui appartient encore ! Il nourrit l’illusion que s’il continue à jouer à ce « jeu »-là, entendez l’échelle citoyenne, c’est qu’il le veut bien ! Mais évidement, la situation est plus complexe.

Le contrôle des libertés, mais aussi de la pensée est au cœur de ta nouvelle. À l’ère d’internet – loin du programme de Promotio -, penses-tu qu’il est encore possible d’être manipulé à travers les médias ?

Cela dépend de ce que l’on fait d’internet ! Le web foisonne de points de vue, d’opinions. Chacun peut y voir ce qu’il a envie d’y voir. Il est plus sûr, il me semble, de se forger sa propre analyse d’un fait. Ensuite, « manipuler » a un côté complotiste, je dirais que les médias induisent des opinions. Qu’ils en soient conscients ou pas d’ailleurs. Mais je ne pense pas qu’ils puissent ne pas le faire ! Déjà, le choix des sujets qu’ils traitent en dit long : le citoyen aura connaissance ou non d’un fait, en fonction de ce qu’aura décidé le média. Ensuite, la manière dont il est relaté, les adjectifs utilisés : « le pauvre homme », « ce triste jour » etc… Le lecteur sait comment se positionner.

La conclusion de ton histoire est très particulière il est impossible de l’évoquer sans en gâcher la révélation ; il y aurait pourtant beaucoup à dire tant elle permet d’évoquer d’autres libertés et contraintes. Nous nous en abstiendrons, aux lecteurs de découvrir cette fin dans l’anthologie et le début de ta nouvelle ci-dessous. Aurais-tu une dernière réflexion sur Promotio que tu voudrais partager avec nous ?

Oui.
Demain, il se pourrait qu’il neige !

Retrouvez plus d’informations sur notre site :

Les Editions Kelach

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Ils parlent de Demain : Nos Libertés.

Nous vous mettons ici les liens vers 3 chroniques qui donnent leur avis sur les nouvelles de Demain : Nos libertés.

Tout d’abord, une très belle analyse de Litzic. Sur son blog, outre des chroniques de livres, il parle également de musiques : LIEN

En deuxième lien, voici la chronique d’Inomra : LIEN

Et pour finir, celle de Clémence Chanel, elle-même auteure de l’ultime nouvelle de cette anthologie : LIEN

Appel à Textes : Young-Adult

Pour sa toute nouvelle collection Yound Adult
Clairière des Mystères,
Kelach lance un appel à manuscrits temporaire.

Appel pour Des ROMANS uniquement !

Kelach recherche des manuscrits de science-fiction et de fantasy s’adressant à un lectorat de jeunes adultes (15/25 ans),
d’un minimum de 50 000 mots, répondant aux sous-genres suivants :

• Urban fantasy
• Science fantasy
• Dystopie
• Anticipation
• Solarpunk
• Steampunk

Les manuscrits devront être envoyés par mail à
clairieredesmysteres-kelach@gmx.fr
avec pour objet le titre de votre manuscrit suivi de votre nom.

APPEL À MANUSCRITS TEMPORAIRE
date limite d’envoi :  31 juillet 2020 minuit

Avant de nous faire parvenir vos œuvres, n’oubliez pas de jeter un œil aux consignes de nos appels à textes (format, taille, mise en page…) sur le site.

CONSIGNES

Au plaisir de vous lire !
L’équipe Kelach

LA COULEUR JAUNE

La Couleur Jaune écrite par Elodie Greffe est la deuxième nouvelle de l’Anthologie Demain : Nos Libertés, dirigée par Cécile Durant.

Bonjour Élodie,

Bonjour !

Tu m’as as déjà accordé un interview pour ton roman jeunesse « les Contes du Grand Chêne » (LIEN) dans lequel tu nous faisais part d’autres projets et te voici dans « Demain : nos libertés », un véritable grand écart. D’où ma première question, travailles-tu différemment entre un texte jeunesse et un texte adulte ?

Oui et non. Le travail de base est le même : développer une idée, regarder ses personnages grandir et mûrir, voir l’histoire prendre forme et en assurer la cohérence, mais je m’adresse à un public différent et, forcément, cela influe sur ma façon de faire.

Je peux me permettre une certaine liberté de ton, et une explicitation de la violence, dans un texte adulte, ce que je n’envisagerai même pas pour un texte jeunesse.

 Je pense que tous les thèmes peuvent, et doivent, être abordés en littérature jeunesse, même les plus difficiles, mais, en tant qu’auteur, il est de notre responsabilité d’être particulièrement vigilent à la forme de nos récits et au choix de nos mots lorsque l’on s’adresse à un jeune public.

Quel format préfères-tu roman ou nouvelle ?

Ils ont chacun leurs avantages. Le roman permet de passer plus de temps avec ses personnages, de développer d’avantage son histoire. La nouvelle impose plus de contraintes et nous pousse à aller à l’essentiel mais avec le même objectif : avoir un impact sur le lecteur, le faire ressentir, réfléchir. C’est très stimulant. Ecrire des nouvelles est formateur et frustrant, cela nourrit ma créativité, c’est quelque chose d’essentiel pour moi, même si je préfère, quand même, le format roman à cause de la liberté qu’il permet.

Comme tu l’as indiqué dans ta présentation sur le site de nos éditions (LIEN), tu es enseignante comme l’héroïne de ton histoire. Conçois-tu l’écriture comme un support pour transmettre un savoir, des idées ou des sujets de réflexions ?

Pour le moment, je ne suis pas enseignante. J’ai étudié pour le devenir, mais je n’ai pas (encore) exercé. Devenir professeure était mon rêve d’enfant. J’ai décidé de cet objectif à l’âge de quatre ans et je n’en ai jamais démordu de toute ma scolarité. Mes différents professeurs ont eu un impact très important dans ma vie, en général, et dans mon rapport aux livres et à l’écriture en particulier. Les enseignants étaient, et sont toujours, mes héros, mais les conditions d’exercice sont devenues tellement difficiles à l’heure actuelle, que je ne sais pas si je serai à la hauteur, alors oui, écrire est aussi, à ma petite échelle, un moyen de transmettre et d’induire une réflexion chez le lecteur. La lecture ne peut remplacer l’instruction mais est, pour moi, un complément important sinon essentiel qui participe à l’enrichissement intérieur de l’individu, à sa remise en question et à son ouverture sur le monde.

Dans ta nouvelle à l’avenir sombre, la ségrégation ethnique est poussée à son extrême. Pourquoi avoir choisi de traiter cet aspect de privation de libertés ?

Le rejet, la haine de l’autre car « différent » est quelque chose qui me révulse et me terrifie. Constater à quel point cette haine gangrène encore nos sociétés en 2020 et voir des individus se revendiquer fièrement racistes ou xénophobes, sur les réseaux et dans leur vie de tous les jours, me révoltent. Je ne comprends pas comment on peut, encore, en être là, comment on peut laisser passer ce genre de comportement. Cela m’angoisse pour l’avenir. Une société qui exclue est une société qui perd son humanité. Pour moi, cela s’imposait dans la dystopie. En développant cela à l’extrême dans ce texte, même si, malheureusement, l’histoire nous a déjà montré qu’extrême ne veut pas dire impossible, je voulais faire réfléchir les lecteurs. Comprennent-ils vraiment ce que rejeter l’autre implique ou peut impliquer ?  Est-ce vraiment ce qu’ils veulent pour la société ? Le racisme tue, encore aujourd’hui.  

Ton héroïne, Alice, passe « de l’autre côté du miroir ». La référence est-elle purement affabulation de ma part ou est-ce volontaire ? Car après tout, cet autre monde qu’elle va découvrir est pure folie humaine.

Le passage d’un monde à l’autre, et avec lui la figure d’Alice aux pays des merveilles, est un thème récurrent dans mes écrits. La bascule peut être physique, le personnage est alors placé dans un environnement qui lui est totalement étranger, ou plus symbolique, le personnage acquière des connaissances qui lui permettent d’avoir un autre regard sur le monde qui l’entoure, pour le meilleur ou, souvent, pour le pire. C’est une bonne façon de questionner ce qui nous entoure, et nous même par la même occasion. La référence est donc volontaire.

Ici, Alice combine les deux situations, le monde qu’elle découvre lui semble étranger mais c’est aussi le sien. On peut avoir l’impression qu’elle change d’univers mais, tout ce qui se passe, a lieu au bout de sa rue. Il n’y a pas deux mondes : l’extérieur et l’intérieur, mais un seul qui choisit d’exclure une partie de ses membres. Elle le savait, sans savoir vraiment ce que cela pouvait impliquer, elle est confrontée brutalement à la réalité.  Le fait que ce qui se passe à l’intérieur des murs soit toléré, voir encouragé en dit beaucoup sur la société dans laquelle vit Alice.

On peut se poser la question de savoir si l’extérieur est vraiment maintenu dans l’ignorance par la force ou s’il préfère ignorer ce qui se passe de l’autre côté des murs. La responsabilité n’est-elle que politique, étatique, où chacun a-t-il sa part de responsabilité parce qu’il soutien, tolère, accepte, excuse, détourne le regard, ignore, plus ou moins volontairement, ce qui se passe ?

Merci, Élodie, avant de laisser les lecteurs découvrir les premières lignes de ta nouvelle, voudrais-tu ajouter quelque chose sur ta nouvelle ?

J’ai conscience que cette nouvelle peut être assez dure et violente, à l’image des sujets qu’elle aborde mais j’espère malgré tout vous avoir donné envie de découvrir Alice et de franchir les murs avec elle.

Retrouvez toutes les Editions Kelach sur notre site :

Editions-Kelach.com

Appel à textes : Nouvelles

Pour sa collection d’anthologies, Nouvelles Graines, Kelach lance un appel à textes temporaire.

Appel pour les nouvelles uniquement !

Kelach recherche des nouvelles de science-fiction, fantasy ou fantastique, mais aussi de littérature blanche ou historique, entre 15 000 et 50 000 SEC, répondant au thème « Terre-Mère ».

Les nouvelles à sensibilité écologique sont particulièrement recherchées.

Les nouvelles devront être envoyés par mail à
nouvellesgraines.kelach@gmail.com
avec pour objet le titre de votre nouvelle suivi de votre nom.

APPEL À TEXTES TEMPORAIRE
Date limite d’envoi : le 31 MARS 2020 minuit

Avant de nous faire parvenir vos œuvres, n’oubliez pas de jeter un œil aux consignes de nos appels à textes (format, taille, mise en page…)

CONSIGNES

Au plaisir de vous lire !
L’équipe Kelach

Appel à textes : romans fantastiques

Les éditions Kelach, maison associative, recherchent, pour leur collection « la forêt des maléfices » des thrillers fantastiques (fantastique horrifique et horreur compris).

Le fantastique naît de l’irruption d’un élément irrationnel dans une réalité quotidienne et banale : phénomènes étranges, créatures inconnues, apparitions, animations d’objets ou de matières inertes, pouvoirs surnaturels… Nous recherchons des thrillers fantastiques au rythme soutenu et qui tiennent le lecteur en haleine, avec des personnages bien campés et un style travaillé.

Votre roman comportera entre 300 000 et 500 000 signes, espaces comprises. Format d’envoi : .doc ou .odt, A4, interligne 1,5, police sans empattement 11 ou 12 points, texte justifié, pages numérotées. Vos coordonnées figureront sur la première page.

Vous l’accompagnerez d’un résumé complet (y compris la fin) d’une quinzaine de lignes maximum.

Les textes sont à envoyer à malefices.kelach@memorialiste.fr

Les romans comportant trop de fautes d’orthographe ne seront pas pris en compte.

En soumettant son roman, l’auteur s’engage à accepter de retravailler éventuellement son texte en collaboration avec la directrice de collection.

Date butoir : 31 mars 2020 à minuit.

À vos plumes, nous avons hâte de vous lire !

Année 2020

En 2020, découvrez les Editions Kelach en vous plongeant avec bonheur dans nos publications.
De la littérature jeunesse (Col. Bosquet Féérique) aux frissons (Col. Forêt des Maléfices) en passant par l’aventure (Col. Bois des Héros), régalez-vous de nos romans de fantasy ou de fantastiques.
Vous préférez les récits courts, nos anthologies sont pour vous (Col. Nouvelles Graines).
Vous êtes plus attachés au réel alors visitez notre collection Orée des Indépendants.

Autant de livres à découvrir et de nombreuses publications à paraître cette année dans ces diverses collections, mais également dans 2 nouveaux genres : la Science Fiction (Col. Cimes Étoilées) et une collection Young Adult.

Et si vous êtes également auteurs, n’hésitez pas à consulter nos appels à textes et à nous envoyer vos tapuscrits.

APPELS à TEXTES : CIMES ÉTOILÉES

Pour sa toute nouvelle collection SF, Cimes étoilées, Kelach lance un appel à manuscrits temporaire.

Les Éditions Kelach s’enrichissent en 2020 de deux nouvelles collections.
La première se nomme Cimes Étoilées. Il s’agit d’une collection de romans SF, dirigée par Cécile Durant.

Les genres abordés seront :

• Voyage dans le temps
• Space opera
• Space fantasy
• Post-apocalyptique

L’Uchronie, telle que le Steampunk, et le Cyberpunk en sont exclus.

Un appel à textes temporaire est lancé afin de sélectionner le premier roman que nous publierons dans cette collection.

Nous recherchons des manuscrits explorant un des genres de SF précités, d’un minimum de 50 000 mots.

Les manuscrits devront être envoyés par mail à cimesetoilees.kelach@gmail.com avec pour objet le titre de votre manuscrit suivi de votre nom.

L’appel à textes se termine le 31 juillet 2020 à minuit.

Avant de nous faire parvenir vos œuvres, n’oubliez pas de jeter un œil aux consignes de nos appels à textes (format, taille, mise en page…) sur le site : CONSIGNES.

Au plaisir de vous lire !
L’équipe de Kelach Éditions