[Interview croisée] Fantastique en pays de Chièvres (seconde partie)

Suite et fin de notre interview croisée des quatre auteurs de notre anthologie chièvroise…

Si vous n’avez pas lu le début, c’est ICI

Le petit jeu du croisement de cette interview va vous faire parler de l’un des textes, autre que le(s) vôtre(s), se trouvant dans cette très belle anthologie. La question est simple (ou pas) : qu’avez-vous particulièrement aimé dans le texte que je vous indique ? (Eh oui, je ne vous laisse pas le choix ou presque).

Stéphane Triquoit (ST) [sur l’un des deux textes de V. D’Orépée] : « Un dialogue qui amène bien son lot de révélations, avec de multiples références à l’imaginaire wagnérien dans « L’inconnu de la Hunelle ».

L’inconnu de la Hunelle : lire le début.

Églantine Gossuin (EG) [sur l’un des deux textes de C. Vincent] : « Parlons donc du texte suivant « Le Rêve des ombres ». Avec Constant, on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. Il surprend par son style, nous tient en haleine par le suspens qui règne dans ses textes et c’est ce qui est le plus alléchant. C’est justement ce climat que j’aime particulièrement au cours de cette nouvelle. Au bout de quelques lignes, on ressent bien l’atmosphère de l’histoire et on n’a qu’une envie : tourner les pages pour  en connaître la suite. »

Le rêve des ombres : lire le début

Constant Vincent (CV) [sur le texte de S. Triquoit] : « Stéphane apporte une très grande attention aux détails historiques, c’est important pour un récit qui se passe dans un cadre comme celui qu’il a choisi. Quand j’écris, j’ai souvent du mal à me forcer à faire des recherches pour être précis, vraisemblable, j’ai tendance à me dire que certains détails sont sans importance ou chargeraient trop l’écriture. Mais souvent, ce sont ces détails-là qui donnent au récit la touche de crédibilité nécessaire pour que le lecteur oublie que ce qu’il lit est une fiction, et Stéphane n’a pas peur d’éplucher tout un document pour trouver ce genre de pépites. »

L’aigle et le loup: lire le début

Vendarion d’Orépée (VdO) [sur le texte de E. Gossuin] : « Un beau jour, Églantine est venue nous présenter un récit qui n’avait rien à voir avec le projet dont elle nous avait parlé la réunion précédente : c’était un étrange récit à la première personne dont le héros, un jeune voleur dont nous ne savions rien, se réfugiait dans une forêt magique poursuivi par des hommes d’armes, les animaux et les plantes de la forêt volant à son secours. Ni nous, ni Églantine elle-même ne savions qui était ce personnage, mais nous voulions tous en savoir plus et, peu à peu, la légende de la forêt de Cervia est née.
L’intérêt de cette nouvelle, outre sa genèse très particulière, est la leçon qu’on peut tirer de la curieuse association des personnages que tout oppose : un voleur à moitié sauvage, une magicienne érudite en quête de vengeance et une reine des elfes. Malgré ces différences (ou peut-être à cause d’elles), ce groupe triomphe de l’adversité. Une leçon que ceux qui travaillent dans l’édition devraient méditer. »

Le fils du forgeron : lire le début

Continuons sur l’échange que vous avez su si bien faire durant votre atelier d’écriture et lors de votre dédicace réussie à Huissignies (Belgique). Je vous invite à poser une question à l’un de vos collègues et là encore, je ne vous laisse pas le choix :

VdO à S. Triquoit : « Alors qu’il y a tant de magie en Irlande, tant de mystères dans la cordillère des Andes et tant de secrets enfouis dans les sables d’Égypte, pourquoi diable cette passion exclusive pour la Ruritanie ?« 

(ST) : « Il est erroné de dire que ma passion va exclusivement vers la Ruritanie, un pays imaginaire qui a donné son nom à un sous-genre de récit d’aventures se passant dans des contrées fictives d’Europe centrale, comme par exemple Tintin et le Sceptre d’Ottokar. J’en parle souvent car c’est le projet de récit le plus élaboré sur lequel je travaille, parce qu’il faut bien imaginer et construire toute une Histoire politique, sociale et culturelle de deux pays s’inspirant de l’Allemagne et de la Tchécoslovaquie au Moyen-Âge.
Quant à l’Histoire, le folklore, les légendes et mythologies des différentes régions du monde, elles constituent mes sources d’inspiration majeures pour mes récits, mais s’inscrivent plutôt dans des récits courts, comme des nouvelles ou des one-shots, plutôt que dans une longue saga élaborée sur plusieurs tomes. »

EG à V. D’Orépée : « Quels sont tes principaux sujets d’inspiration ? »

(VdO) : « Tout ce que je lis, tout ce que je vois et tout ce que j’entends est une source possible d’inspiration, autant dire que je ne risque pas d’en manquer. Mon univers de fantasy mêle les légendes de la table ronde avec les stéréotypes « classiques » du med-fan donjon, avec mon point de vue particulier.
Ainsi, j’ai créé mon « université de magie » à l’époque où j’étais encore aux études secondaires, dans un internat que je trouvais assez pénible. J’y ai intégré les querelles des mages de haut rangs pendant ma brève période de militantisme politique et Fizran l’assassin est arrivé tout naturellement avec l’influence d’auteurs qui ont campé des personnages hauts en couleur, en particulier Hugh-la-Main dans Les Portes de la Mort de Margaret Weis et Tracy Hickman, et L’Assassin Royal ensuite.

Pour Les portes de l’Agartha, j’ai puisé dans mes connaissances et mon intérêt pour la 2e Guerre mondiale, les mythologies, et je me suis laissé influencer par un roman fantastique (dans tous les sens du terme) de James Herbert, La lance, qui évoque une secte néo-nazie en quête d’une lance magique liée aux mythes du Graal et dont le décorum tourne autour du Parsifal de Wagner (qu’on retrouve dans le discours du sorcier « Barbo » et dans les références de « L’inconnu de la Hunelle »). »

CV à E. Gossuin : « Si tu ne pouvais absolument pas écrire dans le style fantastique, écrirais-tu quand même ? Et, si oui, dans quel genre ? »

(EG) : « Bien sûr que j’écrirais ! L’écriture est nécessaire, indispensable à mon être. Le fantastique permet de s’évader et multiplie les possibilités mais n’est pas nécessairement le seul genre avec lequel je me sens à l’aise.  Avant d’oser le fantastique, je m’étais plutôt axée sur la poésie, la prose, en abordant des sujets du quotidien. Je continue encore à m’aventurer dans le domaine de la poésie, mais j’aimerais approfondir l’exercice de la nouvelle.
Le décès d’un proche il y a peu m’a fait prendre conscience de la nécessité de vivre pleinement chaque jour, et j’ai envie de parler de ce sujet un peu plus « terre-à-terre » dans une prochaine nouvelle. »

ST à C. Vincent : « As-tu un roman ou une saga d’ampleur en projet ? Si oui, en quoi cela consiste-t-il ?« 

(CV) : « Je ne sais pas si on peut vraiment considérer cela comme une saga d’ampleur, mais j’ai effectivement une série de deux livres minimum, dont l’un consistant en un recueil de nouvelles, en projet. Sans vouloir trop en dire, disons que le premier relatera différents moments de la vie d’une jeune aventurière dans un monde fantastique. Le second se déroulera quelques années après la fin du précédent et sera le récit de l’existence de plusieurs personnages, bons et mauvais, qui vivent une existence influencée par les actes passés de cette aventurière et de ses compagnons. Cette partie-là pourrait éventuellement se décliner en plusieurs volumes. Navré pour le manque de détails, mais l’histoire est toujours en formation et je préfère ne pas risquer de dire une chose qui changerait par la suite. »

Merci à tous les quatre d’avoir joué le jeu et merci pour vos textes qui sont venus merveilleusement créer Fantastique en Pays de Chièvres. Un dernier mot ?

(VdO) : « Si je devais répondre littéralement, j’hésiterais entre « camion » et « pouet pouet ».
Plus sérieusement, je pense qu’il y aura d’autres ateliers d’écriture et d’autres anthologies, même si j’ai dû y consacrer énormément de temps de préparation. Mais j’ignore encore dans quel cadre et dans quelles circonstances. L’essentiel est que cette expérience m’a permis d’entrer en contact avec des personnes exceptionnelles (les co-auteurs bien sûr, mais aussi tous ceux qui nous ont aidé à diffuser l’anthologie) et ce résultat valait bien ces efforts. »

(ST) : « Eh bien, vu que nous sommes tous des écrivains en devenir, je souhaite que l’inspiration nous vienne à tous et que chacun réussisse dans ce qu’il entreprendra. »

(EG) : « À mon tour de présenter mes remerciements aux participants de l’atelier pour leur bonne humeur, leurs échanges constructifs, leur esprit critique, pour m’avoir permis de vivre cette expérience ! Enfin, toute ma gratitude à l’équipe des Lutins de Kelach pour le suivi, la lecture, relecture… des textes, les corrections, la patience que celles-ci nécessitent. Quand on est débutant en écriture, on marche un peu sur des œufs, on sait ce qu’on veut raconter dans les grandes lignes, mais pas toujours comment y parvenir. En étant bien entouré, tout paraît soudainement bien plus clair ! Alors gratitude à la vie et à vous tous ! »

(CV) : « Asclépiade. »

Et n’oubliez pas de retrouver Fantastique en pays de Chièvres sur notre site :

Editions Kelach

Dédicace de C. Fayet-Charra le samedi 16 novembre

Ce week-end, si une partie des lutins se trouveront à Fantasy en Beaujolais, vous pourrez aussi découvrir notre autrice Corinne Fayet-Charra en Charente, plus précisément à Soyaux (tout proche d’Angoulême).

Elle sera reçu au sein de la très belle boutique « Artisanal Galerie » qui se trouve dans la galerie marchande de Carrefour.

De 10h00 à 19h00, notre sympathique autrice vous fera découvrir 2 facettes de ses écrits :
D’une part « Les signes de la vie » ou la reconquête par Line d’une vie amoureuse après une rupture compliquée.
D’autre part « Les contes de Big et Bang« , un récit jeunesse (dès 8 ans) ou les turpitudes et jalousies de deux jumeaux au sein du royaume fantastique de l’île des 2 Comtés.

Retrouvez toutes nos publications sur notre site : Editions Kelach.

Fantasy en Beaujolais 2019

Les lutins de Kealch auront le grand plaisir de participer à cette nouvelle édition du salon du livre de Fantasy en Beaujolais.
Ce salon se tiendra à Saint-Didier sur Chalaronne (01) sur plusieurs sites : la Halle Chamerat et les salles communales le samedi 16 et le dimanche 17 novembre.

Outre les nombreux auteurs et éditeurs que vous pourrez rencontrer, de multiples animations vous seront proposées :

Découvrez les interviews des auteurs participants au salon sur le blog de Fantasy en beaujolais : LIEN.

Notre plaisir de participer à ce salon sera décuplé par la sortie concomitante de notre nouvelle anthologie :

Demain : nos libertés.

Ce recueil regroupe 10 textes magnifiques sur ce que pourrait être notre monde sous la servitude de préceptes ou de gouvernements totalitaristes.
Derrière la fiction, des dystopies à faire froid dans le dos, pouvant faire écho à des préoccupations très actuelles.

Jeux
Nature
Identité
Émotions
Libre-arbitre
Questionnement
Révolution
Tolérance
Bonheur
Justice
Choix

Une anthologie, à savourer, à réfléchir, à offrir.

Sur le salon, venez discuter avec une partie des auteurs de cette anthologie.
Clémence Teixeira-Leveleux, Laura P. Sikorski et Rodolphe Le Dorner (le samedi pour ce dernier) seront présents ainsi que la Directrice de Collection qui a présidé à cette anthologie : Cécile Durant.
Vous pourrez aussi retrouvez l’autrice Clémence Chanel sur son propre stand.

Bien entendu, le salon sera aussi l’occasion de présenter nos autres livres dont l’Ingénieur de Noël, la série des Deux Contés ou Fantastique en Pays de Chièvres et bien d’autres. Frédéric Gobillot se fera un plaisir de vous parler de l’ensemble de nos productions, mais aussi de ses propres romans disponibles dont la Geste de Tisserand aux éditions Kelach.

Pour en savoir plus sur nos publications, rendez-vous au salon Fantasy en Beaujolais et sur notre site : Editions Kelach.

AT Dystopie à la Française : les heureux élus.

Avec plus de 80 textes reçus, notre Appel à Textes a remporté un vif succès.

Pour rappel le thème en était :
Dystopie au sens très large du terme, qu’elle soit une franche réussite, une utopie qui a mal tourné ou qu’elle soit sur le point de s’écrouler sous une révolte populaire.

Bien entendu, nous ne pouvions pas retenir l’ensemble des textes et nombreux sont ceux de qualité que nous avons dû écarter.
Nous tenons à remercier l’ensemble des auteurs et autrices qui nous ont envoyé leurs récits passionnés et les invitons à retenter leur chance lors d’un prochain AT.

Place à présent aux heureux élus :

Anaïs Hay avec Pluie de doutes
Clémence Chanel avec Tentez votre chance !
Clémence Teixeira-Leveleux avec Tenna
Elodie Greffe avec La Couleur Jaune
Franck Stevens avec Dix Mille Milliards d’Élysées
Floriane Derain avec La vie du bon côté
Gilles Madic avec La loi du Talion
Hugues Blot & Aurélie Genêt avec Coupée en deux
Laura P. Sikorski avec Fausse Donne
Rodolphe Le Dorner avec Promotio

Des textes forts, faisant parfois écho à l’actualité, esquissant souvent des sociétés dérangeantes, abordant toujours des sujets de réflexion atemporels, dans un savoureux mélange de drames personnels et de rares sourires.
Un magnifique panel de nouvelles réunies et corrigées par la directrice de la collection Nouvelles Graines, Cécile Durant.

Une anthologie à découvrir en avant première au Salon Fantasy en Beaujolais à Saint-Didier-sur-Chalaronne (01), samedi 16 et dimanche 17 octobre 2019.
Les Lutins de Kelach y seront avec pas moins de 4 auteurs et autrices sur le stand et notre DC Cécile, ainsi qu’une autrice sur son propre stand.

Venez nombreux pour y découvrir : Demain : Nos Libertés.

[Événement] Salon Fantastique 2019 : notre retour

Si personnellement, j’avais déjà eu un stand au salon Fantastique (2 années de suite) c’était la première fois que les Lutins de Kelach s’y adonnaient – et pour cause, nous sommes encore jeunes.

Je commencerai donc par remercier les organisateurs. S’il y avait eu quelques cafouillages sur l’emplacement des stands l’an dernier, rien ne semble être venu troubler les installations cette fois-ci et le reste m’a semblé tout à fait adéquat.

Donc sur le pied de guerre dès le jeudi après-midi pour installer nos 4 mètres de façade, soit 2 petites heures d’organisation tout de même. Déploiement du dernier Roll-up en date : celui de l’Ingénieur de Noël, notre Père Noël étant suspendu à côté sur un pied de… perfusion ! Juste le temps ensuite de voir quelques amis auteurs et éditeurs avant la grande ouverture.

Il faut bien avouer que le jeudi fut morose. Un public peu dense, mais nulle surprise ici ; une durée d’ouverture courte (17h à 21h) et une « nocturne » qui s’étend sur le soir d’Halloween où beaucoup d’amateurs de fantasy ont d’autres chats à terroriser.

Le vendredi 1 et samedi 2 furent bien mieux, avec de nombreux visiteurs, même si une bonne part ne venait pas pour les livres. Comme toujours dans ce type de salon, un public plutôt sympa, malgré ce Joker qui ne sourit pas, dont une partie à l’écoute de nos « quatrièmes de couverture orales ». Selon les goûts – et non les couleurs vestimentaires parfois très originales de chacun – j’expose nos livres et collections du mieux que je le peux.

Je suis largement soutenu en cela par nos deux sympathiques auteurs qui ont pu se rendre disponible pour dédicacer leurs livres : Pathilia Aprahamian pour les Contes de l’Arc-en-ciel et Agostinho Moreira pour le Sceptre de Râ. Leur présence dynamise notre trio et permet de lutter contre les coups de fatigue et, parfois, de lassitude dans les creux, même si nous croisons régulièrement quelques créatures bien étranges pour nous divertir.

Tout naturellement et juste après l’Ingénieur de Noël qui tient la tête des ventes, ce sont les ouvrages des auteurs présents qui retiennent le plus l’attention, mais nous réalisons aussi des ventes ponctuelles sur d’autres romans ou anthologies.

Autre moment très sympathique, la rencontre live de nos directrices de collection, Cécile, Laura et Floriane qui se connaissaient déjà, ainsi que Claire qui vient de rejoindre l’équipe pour la Forêt des Maléfices. C’est avec grand plaisir que je les découvre et le courant passe, semble-t-il, dans les deux sens. Ici, en compagnie du comité de lecture de notre prochaine anthologie que nous présenterons le week-end du 16-17 novembre au salon Fantasy en Beaujolais (nous en reparlerons).

Laura, Floriane, Cécile, Cémence et Claire

Le démontage sera bien rude samedi soir, fatigue aidant et surtout ascenseur menant au parking en panne… Soit deux étages à se faire avec les cartons, chaises, tables et autres accessoires… Un final sur les genoux.

Mais outre ce petit désagrément bien indépendant des organisateurs, pour Kelach, tout comme pour moi, ce salon fut une réussite suffisante pour que nous récidivions l’an prochain avec la nouvelle formule prévue. En effet il se tiendra au Parc Floral de Paris (Bois de Vincennes) les samedi 29 et dimanche 30 août 2020 en duo avec le salon Japan Party.

En attendant, retrouvez nos publications et nos dates de dédicaces sur notre site : Editions Kelach.

[Événement] Salon Fantastique – Espace Champerret (31.10 au 02.11.2019)

Petit rappel, le stand des Lutins de Kelach se trouvera dans la rue Draco.
Tous nos ouvrages* vous seront dévoilés et trois d’entre eux pourront vous être dédicacés : Le Sceptre de Râ (Agostinho Moreira), Les Contes de l’Arc-En-Ciel (Pathilia Aprahamian) et La Geste d’un Tisserand (Frédéric Gobillot).

Vous pourrez aussi y découvrir enfin L’Ingénieur de Noël, conte illustré de l’avent pour les 5 ans et bien plus, mais aussi Fantastique en Pays de Chièvres, notre dernière anthologie en date.

Nous avons eu deux gagnantes à notre concours pour remporter des entrées gratuites pour le salon : Françoise G. et Angélique V.

Et de ce blog, n’hésitez pas à visiter aussi notre site :
Editions Kelach.

[Interview] Tiphaine Levillain, autrice de L’Ingénieur de Noël

Bonjour Tiphaine. Tu es l’autrice de ce merveilleux livre de l’avent qu’est L’Ingénieur de Noël. Mais avant de parler d’Oblio et de Pilila, peux-tu nous parler un peu de toi ? Qui es-tu et quels sont tes ouvrages antérieurs les plus notables ?

Bonjour ! Je pense pouvoir me définir comme une artiste pluridisciplinaire (art de rue, création de costumes, de décors, événementiel…) qui se passionne pour les histoires. Depuis toujours, tout ce que je fais à pour but d’en raconter, d’une façon ou d’une autre, et l’écriture est mon activité principale pour ça.

Côté édition, L’Ingénieur de Noël est l’un de mes premiers livres, avec Voyage en terres sauvages et Panique au Muséum (qui n’est pas encore sorti), qui mettent en scène deux lutins, deux personnages récurrents dans mes histoires, une exploratrice pour le premier et un détective pour le second.

Pourquoi as-tu choisi de t’orienter vers la littérature jeunesse ?

Quand j’ai écrit L’Ingénieur de Noël, je l’ai plutôt abordé comme un ouvrage convenant à tous les âges et donc devant être accessible aux plus jeunes.

Mais au-delà de ça, je m’intéresse de plus en plus à la littérature jeunesse depuis que je suis tombée enceinte et que j’ai commencé à me questionner, et surtout, à découvrir que les histoires que nous lisons enfants influencent notre vision du monde bien plus qu’on ne l’imagine.
Je me suis ainsi découvert une très forte envie d’écrire des histoires pour les plus jeunes, pour transmettre des valeurs qui me semblent essentielles, grâce à des histoires douces et/ou poétiques.

Question complexe : quelle a été ta source d’inspiration pour L’Ingénieur de Noël ?

L’esprit de Noël, tel que je le conçois depuis des années.
J’ai toujours aimé cette période de l’année, et j’ai essayé de transmettre cette magie dans mon histoire. Il y a aussi un brin de chamanisme, et des concepts et valeurs sur lesquelles je me suis énormément questionnée au cours des mois précédents l’écriture.

Pourquoi ce choix d’un livre de l’avent qui peut également se lire autrement ou en dehors de la période de Noël ?

Quand j’étais petite, j’avais beaucoup de livres de contes et de livres d’histoires. J’en avais un qui proposait 365 courtes histoires, pour en lire une tous les soirs pendant un an (j’en lisais bien plus qu’une chaque soir). J’aime ce concept, et j’aime Noël, et… Voilà !

Rentrons dans l’histoire à présent. Quelle est-elle ?

Oblio est le seul gobelin vivant au village du Père Noël, en Laponie. C’est un petit génie qui invente de nombreuses machines pour faciliter le travail des lutins. Cette année, le Père Noël lui a confié une tâche particulièrement ardue, et il ne sait pas par quel bout la prendre. Il va donc demander de l’aide aux lutins…

Ton duo, Oblio et Pilila, est vraiment craquant (j’aime particulièrement l’explication de la beauté du nom de la lutine). Une lutine du Père Noël cela se conçoit bien, mais pourquoi avoir choisi un gobelin comme héros ?

Parce que c’est différent d’un lutin. Aussi incongru que cela puisse paraître, il est à sa place. Et c’est très bien comme ça, et c’est un premier message implicite !

Le Père Noël n’est qu’un figurant dans l’histoire. Pourquoi ce choix ?

Je me suis beaucoup questionné sur la pertinence de proposer une histoire avec le Père Noël dedans, sachant que je ne compte pas faire en sorte que mon fils y croit.

Par contre, je lui raconterai les histoires et légendes de Noël, et le Père Noël en fera partie. Du coup, pour L’Ingénieur de Noël, je ne voulais pas du Père Noël comme personnage principal. Et aussi, il est plus facile pour un enfant de s’identifier à Oblio ou Pilila qu’au Père Noël.

As-tu un personnage autre que les deux principaux que tu aimes particulièrement et pourquoi ?

J’aime bien Toltam, principalement pour le message qu’il véhicule lors de sa première apparition. Je n’ai pas envie, et j’ai le droit, et c’est OK. Je considère que c’est un message très important. Enfant, on intègre que même si on ne veut pas, on doit le faire si un adulte le demande, et, malheureusement, une fois à l’âge adulte, c’est toujours bien ancré en nous. Alors, enfant ou adulte, on a le droit de ne pas vouloir, et c’est OK.

Les dessins de ChaBarb sont comme toujours magnifiques. Comment s’est déroulé le travail avec lui ?

On a d’abord vu ensemble si j’avais des idées ou envies précises pour certaines illustrations, puis je lui ai laissé le champ libre. J’ai adoré découvrir comment lui voyait les choses.
En dehors de deux/trois illustrations et des tenues des personnages, c’est globalement ChaBarb qui a choisi à quoi ressembleraient les choses.

Ce livre est aussi ludique. Pour ma part, je le conçois plus comme une interaction possible parents-enfants durant l’avent avec 3 pages de lecture le soir. Partages-tu le même sentiment ?

Oui, c’est plus qu’une histoire à lire. Chaque jour, il y a le texte, le petit jeu, et puis une discussion possible autour des concepts et valeurs abordés dans le livre.

Selon moi, L’Ingénieur de Noël est un très beau conte de Noël qui mérite quelques superlatifs. Et je dois dire que toute l’équipe, Vendarion, Floriane, ChaBarb et toi avez réalisé un très bel ouvrage. Tous nos lutins de Kelach s’associent à moi pour vous féliciter. Un dernier mot de ta part ?

Un grand merci à tout le monde, le travail a été très agréable, et j’ai hâte de tenir le livre entre mes mains. J’espère qu’il sera aussi plaisant à lire qu’il l’a été à écrire !

Pour découvrir et acquérir L’Ingénieur de Noël, rendez-vous sur notre boutique :

[Concours] Salon Fantastique 2019 : Gagnante et remise en jeu d’entrées gratuites

Tout d’abord, nous avons UNE unique gagnante à notre premier concours, seule participante ayant eu les bonnes réponses. Félicitations, il s’agit de
Françoise G.
Vous devez déjà avoir reçu votre place,
valide pour le jour de votre choix.

Vu qu’il nous reste des places, nous avons décidé de les remettre en jeu.
Dernière chance, d’autant qu’à partir du 30, le prix des places augmentent.

Pour rappel :

Les Lutins de Kelach seront présents au Salon Fantastique à l’Espace Champerret (Paris 17e) qui se tiendra du jeudi 31 octobre au samedi 2 novembre.

Lors de ce salon, de nombreux artisans d’art, éditeurs et auteurs vous feront découvrir leurs créations. Des conférences et des concours de costumes – thématiques ou libres – auront également lieu avec des cadeaux à gagner (dont certains offerts aux organisateurs par nos lutins). Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Salon Fantastique : LIEN

L’entrée du salon est gratuite pour les personnes costumées, ainsi que pour les enfants de moins de 7 ans. Elle est par contre payante pour tous les autres.
Cependant, à l’occasion de cette huitième édition, Kelach a décidé de vous faire gagner 5 places d’une journée chacune (journée au choix).

Pour en obtenir une, il vous faudra répondre correctement à 5 questions ; une sur chacun des romans que nous mettrons en avant durant le salon (dernières sorties ou auteurs présents).

Votre participation devra être envoyée par mail à l’adresse suivante : kelach.contact@orange.fr avec pour objet Concours Champerret.
La clôture des participations se fera le mercredi 30 octobre à 19h00 (heure française) ; tout mail reçu après ne sera pas pris en compte.
Une seule participation par personne et par adresse mail est autorisée. Tout doublon entraînera l’annulation de votre participation.
Indiquez votre nom, votre prénom et votre ville dans le mail.

Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses le mercredi 30 vers 21h00. Les gagnants seront indiqués sur le blog (relayé sur la page Facebook Les Lutins de Kelach) et un mail contenant une invitation sera envoyé à chaque gagnant.

Maintenant, la partie que vous attendez tous : les questions.

1. Donnez le nom de l’illustrateur et de l’autrice de L’Ingénieur de Noël.
Indice : pour l’illustrateur, il s’agit d’un surnom.

2. Quel est le nom du héros allemand du Sceptre de Râ ?
Indice : son prénom commence par un F.

3. Nous avons sorti au début de l’été la très belle anthologie Fantastique en pays de Chièvres… Mais dans quel pays, dont sont issus tous les auteurs de ce recueil, se situe la région de Chièvres ?
Indice : c’est en Europe.

4. Dans les Contes de l’Arc-en-Ciel, à quelle menace doit faire face la Reine Chrysanthème ?
Indice : ce n’est pas la Fée C.

5. Sur quel continent se déroule le roman La Geste d’un Tisserand ?
Indice : ce n’est pas Orobolan.

Une bonne partie des réponses se trouvent sur notre site : Kelach-Edition ou sur les pages Facebook et sites de nos auteurs.

Voilà, il ne vous reste plus qu’à participer. Bonne recherche et bonne chance.

Et n’oubliez pas, nous vous donnons rendez-vous à l’Espace Champerret. Notre double stand se situe dans la rue Drako.

[Extrait] L’Ingénieur de Noël

Venez découvrir les trois premiers chapitres de L’Ingénieur de Noël, un conte destiné aux 5 ans et plus.
Il vous conduira dans une quête menée par le gobelin Oblio et la lutine Pilila, ainsi que tous leurs amis. Ensemble, ils doivent trouver une solution pratique et écologique à la construction d’un nouveau traîneau pour le Père Noël. S’ils échouent, des enfants risques d’être déçus à Noël.

Un roman jeunesse à retrouver sur notre site : Les Editions Kelach.

[Interview croisée] Fantastique en pays de Chièvres (première partie)

Bonjour à tous, vous voici réuni dans une interview croisée au sujet de l’anthologie Fantastique en pays de Chièvres qui a fait un formidable démarrage.
Dans un précédent entretien, Vendarion d’Orépée nous a indiqué l’origine de cette anthologie, née dans un atelier d’écriture. Nous ne reviendrons donc pas dessus. Mais chacun d’entre vous, qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture ?

Églantine Gossuin (EG) : « Un attrait familial dans un premier temps. Mon grand-père écrivait de courtes citations, ma mère des poèmes et tout naturellement, j’ai apprécié, admiré ce moyen d’expression.  Mes nombreuses lectures m’ont amené à prendre, à mon tour, ma plume afin d’épancher mes sentiments, de coucher sur le papier mes chagrins, mes joies au fil de courts poèmes en prose.
Quand j’avais 16 ans, je suis tombée sur l’annonce d’un concours de nouvelles et là je me suis dit « Pourquoi pas ? ». J’ai relevé ce nouveau défi et découvert que l’exercice était astreignant, mais surtout révélateur de mon besoin d’écrire, encore et encore. L’écriture est une passion, un mode d’évasion qui me comble à chaque fois que je m’y mets. »

Stéphane Triquoit (ST) : « Depuis tout jeune, j’ai toujours eu une imagination débordante pour élaborer et raconter des histoires. Voyant qu’un atelier d’écriture se tenait non loin de chez moi, je me suis dit que c’était l’occasion de m’y exercer afin de faire connaître mes créations au public. »

Constant Vincent (CV) : « Je crois que c’est vers la 4e secondaire, je venais de rencontrer l’un de mes meilleurs amis encore aujourd’hui – coucou Xavier – qui lui avait commencé un livre à l’époque. J’étais très renfermé durant mes premières années de secondaire, plutôt versé dans le dessin et la lecture que le sport ou autre activité « sociale ». Bref, il m’a parlé de ses personnages, de son intrigue et je me suis dit qu’il serait intéressant d’essayer de mon côté aussi. Alors, pendant une heure de fourche, j’ai pris mon bloc de feuilles et j’ai commencé à écrire un début d’histoire, comme il me venait. Xavier l’a lu et a adoré. Ça m’a donné l’envie de continuer et cette ébauche est finalement devenue la base de mon premier roman, Les Terres du Nord. »

Vendarion d’Orépée (VdO)  : « L’envie d’écrire, tout simplement. Plus jeune, j’étais très attiré par la BD, je lisais des magazines avec des histoires « à suivre » et j’inventais moi-même la suite en attendant le numéro suivant pour voir à quel point j’étais éloigné des idées de l’auteur. Je me suis mis sérieusement à écrire après avoir fait du JdR et j’ai commencé par un scénario pour JdR Mag, puis un premier roman en 2016. »

Pourquoi le fantastique et non un autre genre littéraire ?

(VdO) : « Au début, j’étais plutôt attiré par la SF, un peu grâce à Star Wars, à une période des années 80 où tous les animes ou presque étaient de la SF et aussi avec les séries SF de « Fleuve Noir » que je dévorais avec avidité pendant mes trop nombreux trajets en train. Par la suite, mes goûts se sont heureusement diversifiés, même si j’écris toujours dans la littérature de l’imaginaire. »

(CV) : « Quand j’étais petit, j’ai eu droit à Harry Potter, que ce soit en livre comme en film, j’étais fana de la trilogie cinématographique du Seigneur des anneaux et j’ai attendu avec impatience chaque nouveau roman de la saga de L’Héritage (Christopher Paolini).
Bon, sur le côté il y avait aussi Star Wars –qui a cassé les pieds de mes parents à force de passer dans le magnéto- mais niveau littéraire, ma bibliothèque était clairement dominée par le genre fantasy. C’est peut-être l’aspect médiéval qui m’attire toujours, depuis les livres d’histoire avec des illustrations de chevaliers et de châteaux forts, je ne sais pas trop.
Aujourd’hui, j’aime diversifier mes lectures : science-fiction, post-apo, dystopie… Sans doute que je changerai de style à un moment, parce que ça m’attire aussi. En soi, j’ai envie d’écrire de tout, tant que ça n’évoque pas le quotidien du monde. Les thrillers, par exemple. Mettez un mystère, du suspens, une enquête et des meurtres tant que vous voulez, vous êtes certains de ne pas donner dans la banalité. Mais ça reste la plupart du temps sur trame de fond réaliste. Et je dis ça en étant réellement admiratif du niveau de certaines intrigues ! Ce que je veux dire, c’est que personnellement, ça me fatigue un peu de lire des histoires qui me rappellent que notre monde est loin d’être aussi bien qu’il le devrait actuellement, même si on peut retrouver le même syndrome en fantasy, dans des œuvres qui s’inspirent beaucoup de l’actualité. Et puis, au final, un thriller, c’est bien, mais un thriller avec des dragons, c’est mieux ! »

(ST) : « Avec les récits d’aventure, il s’agit de mon genre préféré car il met les Humains face à des forces et des créatures qu’il ne voit ou ne saisit pas entièrement. Passionné de folklore, de mythologies et de sciences occultes, le fantastique constitue ainsi le registre de prédilection pour mélanger et intégrer ces éléments dans des récits avec un cadre historique bien déterminé. »

(EG) : Parce que le fantastique et la fantasy sont des univers très vastes qui ouvrent des portes sur des sujets ordinaires et extraordinaires. J’ai toujours ressenti une attirance pour les légendes, le monde de la féérie, de la chevalerie, les encyclopédies de dragons et autres êtres mystérieux. J’ai lu de nombreux romans d’auteurs de tous horizons allant de Stephen King à Robin Hobb, de Flavia Bujor à C.S. Lewis…  J’ai eu envie de m’y mettre, de créer mon univers, mes personnages, de faire vivre tout ce petit monde aux étranges capacités qui rodait dans les couloirs de mon esprit. »

Avez-vous un auteur ou un roman qui vous a particulièrement marqué ? Et pourquoi ?

(ST) : « De tout ce que j’ai lu jusqu’à présent, je dirais que ce serait la saga de romans historiques Les Rois maudits de Maurice Druon, le genre de récit bien écrit qui nous divertit autant qu’il nous instruit que ce soit par rapport à l’Histoire du royaume de France ou encore l’origine de certains mots et expressions. Sans oublier qu’il y a de nombreuses passages évoquant la sorcellerie, les superstitions ou pratiques religieuse de l’époque. »

(VdO) : « Il y en a plus qu’un : Maurice Druon pour Les Rois Maudits, un très très grand roman historique, que j’ai découvert grâce à l’adaptation télévisée de 1972 avec Jean Piat.
Margaret Weiss et Tracy Hickman pour Les Portes de la Mort avec cet étrange univers coupé en quatre par la magie des sartans et les peuples qui essaient d’y survivre. Mais aussi pour le personnage de « Hugh la Main », mon premier roman adoptant le point de vue d’un assassin.
Et fort logiquement Robin Hobb pour L’Assassin Royal. On retrouve dans Fizran un peu de Hugh et un peu de Fitz-chevalerie. »

(EG) : « C’est une question assez complexe puisque chaque lecture vous apporte quelque chose, mais si je devais sortir un auteur du lot, ce serait Robin Hobb. Tout d’abord parce que c’est elle qui m’a vraiment fait plonger dans l’univers de la fantasy à la lecture de la saga de L’Assassin Royal. J’ai dévoré l’ensemble des tomes à plusieurs reprises, d’ailleurs.
Ensuite, parce qu’elle a une capacité à mettre en mot des personnages aux facettes multiples. Qu’importe que l’univers décrit soit si éloigné du nôtre, ce qui compte lorsque qu’on tourne les pages de ses romans, c’est qu’on parvient à se mettre dans la peau de Fitz, Burrich ou Molly tant elle a si bien saisi et décrit les méandres de l’âme humaine. »

(CV) : « Définitivement Pierre Bottero avec la saga d’Ewilan, le premier livre que je me rappelle vraiment avoir lu et la plus grande source d’inspiration pour mes premières tentatives d’écriture.
Aujourd’hui, j’ai deux auteurs favoris : Andrzej Sapkowski pour l’incroyable saga du Sorceleur, qui a complètement changé ma vision de la fantasy et dont j’espère approcher un jour la qualité d’écriture, et Dmitri Glukhovsky avec la trilogie Metro, une dystopie simplement géniale même si la lenteur du rythme peut en rebuter certains. Les œuvres provenant d’Europe de l’est et de Russie ont une façon de communiquer l’intériorité des personnages, leurs dilemmes moraux et leur complexité qui est bien plus profonde que dans ce qui nous vient des États-Unis, par exemple. »

Fin de la première partie de cette longue interview, à suivre dans quelques jours avec les questions croisées…
Vous pouvez retrouver de courtes biographies de ces quatre auteurs de talents sur les pages que nous leur avons dédiées :

Eglantine Gossuin & Constant Vincent
Stéphane Triquoit & Vendarion d’Orépée

Pour la deuxième partie, c’est ICI

Et découvrez aussi Fantastique en pays de Chièvres sur notre site :

des Editions Kelach.