PROMO FLASH Anniversaire

Clémence Teixeira-Leveleux est, jusqu’à présent, notre plus jeune autrice.
Contrairement à Lara, le personnage principal de sa nouvelle Tenna, elle n’a pas besoin de voler les souvenirs des autres, Clémence dispose d’un imaginaire riche et étonnant que vous retrouverez dans notre anthologie dystopique…

DEMAIN : NOS LIBERTÉS

Extrait :

(…)
— Pourquoi tu as décidé de faire ce job ?


Image furtive dans sa mémoire. Les rues crasseuses, le ciel opaque, les immeubles branlants, et la mort rampante qui faisait bouillir de larmes. La vie si grise, les visages tournés vers le sol, et le bonheur interdit aux Inférieurs.


— J’avais besoin de vivre des histoires plus belles que ma vie, de rendre au monde ses couleurs, répondit-elle en descendant du V-27X. Cible en visuel.


La cible, une femme plutôt jeune, au teint assez bronzé pour que Lara la supposât plus riche qu’une simple Savante, était étendue sur le sol. Lara s’accroupit et l’observa.


— Pourquoi on leur vole leurs souvenirs heureux, aux riches ? Pourquoi le Gouvernement ne nous dit rien de ce qu’ils font des souvenirs ?
— « Ce n’est pas du vol, juste un emprunt à très long terme », récita Dean. Écoute, Lara, depuis les désastres mondiaux que nos ancêtres ont connus, les disparitions d’animaux et les crises politiques, il fallait bien mettre la population au pas. Le Gouvernement des Suprêmes a dû contrôler les élans contestataires des Inférieurs et veiller à ce que les Supérieurs travaillent correctement. Tu imagines, ils avaient survécu aux catastrophes, mais ils ne cherchaient même pas à aller de l’avant ! À chercher sans fin le bonheur et regretter le passé… Il n’y a rien de plus contre-productif !
— Oui, je sais, et c’est pour ça que les pauvres n’ont pas le droit de posséder des émotions joyeuses et que nous devons réguler celles des riches. « Car c’est en se souvenant des jours heureux que l’on espère le meilleur. » J’ai appris mes cours comme toi, Dean, mais…
— Tu sais, chuchota Dean dans son micro, en tant qu’extractrice, tu as la chance de littéralement toucher le bonheur du bout des doigts.
(…)

Ce passage reflète assez bien l’esprit de l’anthologie « Demain : Nos Libertés » et de notre humanité face à des décisions arbitraires gouvernementales.

À l’occasion de l’anniversaire de Clémence et jusqu’au 2 août minuit, sur notre site, vous pouvez commander votre anthologie avec une réduction de 20 % et découvrir l’intégralité de sa nouvelle ainsi que 9 autres toutes aussi déroutantes.

LIEN

Liker et partager
error

PROMO FLASH Anniversaire

En ce 29 juillet, nous fêtons Agostinho Moreira auteur de la trilogie L’Ombre de Ravana, dont 2 tomes sont parus.

Vous y lirez l’affrontement entre l’archéologue retraité Franz Meyer et le démon Ravana.

Extrait – Tome 1 Chapitre II : Petit aperçu du démon…

(…)

La chose prit la forme d’un être doté de nombreux bras. Son visage hideux et son regard reflétaient la perversion qui l’habitait. Au niveau de sa mâchoire supérieure, deux énormes molaires recourbées vers le haut lui donnaient un air extrêmement menaçant. Sur son dos se trouvait une monstrueuse paire d’ailes noires membraneuses rappelant celles des chauves-souris. Ses pieds et ses mains étaient pourvus d’immenses griffes.
Une odeur de soufre emplit l’atmosphère lorsque l’être maléfique s’approcha de lui en le fixant. Wilhem n’en comprenait pas la raison, mais trouvait que cela le gênait fortement. Il voulut détourner les yeux, mais en fut incapable. Au même instant, une sorte de fourmillement naquit dans son cerveau comme si l’on essayait d’y inscrire des informations. Le démon saisit la tête de Wilhem avec ses énormes bras. Notre rêveur perçut un langage étrange pénétrer son esprit. Les mots semblaient flous et déformés comme si le signal était brouillé. L’entité se concentra et ses paroles se firent intelligibles.
« Mon nom est Ravana. Je t’ai choisi pour devenir mon disciple.
– Pourquoi moi ?
Si tu refuses, tu subiras des tourments tels que même le plus inventif des hommes ne pourrait les concevoir, poursuivit le démon avec un calme effrayant, sans tenir compte de la remarque de Wilhem.


(…)

Couverture de Michel Borderie

Extrait – Tome 2 Chapitre II : Mystère sous la capuche…

(…)
Quelque part dans l’Himalaya, un homme parcourait les étendues enneigées. Tout cela aurait pu sembler le plus normal du monde. De nombreux autochtones arpentaient sans arrêt cette montagne : du chasseur à la recherche de gibier au simple passant allant d’un village à l’autre pour diverses raisons. Toutefois, un détail attirait l’attention : l’inconnu arpentant ces cimes enneigées ne portait pour tout vêtement qu’une sorte d’aube violette pourvue d’une longue capuche qui cachait son visage et empêchait de le reconnaître. Malgré la légèreté de son habit, il semblait totalement insensible au froid intense et mordant qui régnait dans ce lieu isolé. Il paraissait doté d’une aura protectrice, invisible pour le commun des mortels. De plus, contrairement aux habitants de ces contrées hostiles, qui avaient l’habitude de marcher lentement pour préserver leurs forces, l’homme se déplaçait à grandes enjambées. On aurait dit qu’il avait rendez-vous quelque part et qu’il ne tenait pas à arriver en retard.
Pourtant, on ne trouvait ici ni village ni la moindre trace d’une habitation qui pût expliquer la raison d’un tel empressement. Dans sa hâte, il ne prenait même pas le temps d’admirer le magnifique paysage qui s’étendait à perte de vue. Le décor était magnifié par le soleil qui se couchait entre deux pics sur la gauche et faisait scintiller la neige.
Le mystérieux marcheur parcourut encore deux cents mètres, puis arriva face à une caverne taillée à même la paroi d’un haut sommet. En haut, l’à-pic était pourvu de petites ouvertures surmontées de deux barres rocheuses qui ressemblaient à d’immenses yeux au regard menaçant. À la base de l’escarpement se trouvait l’entrée de la grotte dont la forme faisait penser à une énorme gueule remplie de dents pointues, prête à engloutir quiconque oserait s’y hasarder. L’aspect franchement effrayant de l’endroit ne donnait pas envie de s’y aventurer. Pourtant, le voyageur y pénétra sans crainte, comme s’il s’agissait d’un lieu familier et rassurant.

(…)

Et pour fêter l’anniversaire de l’auteur…

économisez 40 %

sur le Tome 1 : Le Sceptre de Râ*
et

économisez 20 %

sur le Tome 2 : L’Anneau d’Odin

ATTENTION
la promotion se terminera à minuit le 31 juillet.
Découvrir

* Tome 1 – Première édition : une seconde édition doit paraître en fin d’année avec une nouvelle couverture.

Liker et partager
error

UNE PLUIE DE DOUTES

Bonjour Anaïs.
C’est à ton tour de passer l’épreuve de l’interview avec ta nouvelle « Pluie de doutes ». Dans ton monde, la devise de la France est devenue « Vérité, Stabilité, Sécurité », des mots a priori vertueux que tu détournes à l’extrême. Penses-tu que toute médaille de vertu a son verso ?

C’est une première question bien difficile, mais forcément, toute idée, aussi moralement acceptable qu’elle puisse nous paraître, peut être détournée à des fins autoritaires. En faisant par exemple de la vérité une vertu absolue, par glissement, on peut dire qu’une omission est un mensonge, et que tout le monde doit tout savoir de tout le monde. Cela ne me paraît pas pour autant une idée acceptable. Aucune « vertu » poussée à bout n’est jamais vraiment bonne à prendre.

De toutes les nouvelles de Demain : Nos Libertés, ton univers est l’un des rares qui se rapproche le plus d’une Utopie et pourtant… Que réponds-tu à ceux qui, tel un Anakin Skywalker, voient en la dictature une acceptable solution pour le bonheur de tous ?

Il y a des gens qui pensent que l’être humain en soi n’est pas bon. Que trop de libertés révéleraient sa véritable nature : l’homme serait sauvage, cruel, prêt à tout pour satisfaire son ego, ses désirs les plus futiles.
Comment peut-on être soi-même humain et croire cela ?
Je sais que l’on peut faire des mauvaises rencontres, mais je crois surtout que c’est souvent la croyance en une hiérarchie (qu’on se sente supérieur ou inférieur) qui crée la violence. On humilie ou harcèle, car en rabaissant l’autre on a l’impression de guérir sa mésestime de soi. Ou bien on ignore et on laisse les autres souffrir, car ils ne sont pas aussi méritants que nous. Pire, on les réprime, car s’ils sont mécontents, malheureux, misérables, on pense c’est de leur faute, et leur parole ne vaut rien. La dictature, finalement, serait l’affirmation de cette dernière croyance.

Si les questions sont au centre de cet interview, leur idée même est au cœur de ta nouvelle, dans une France où le point d’interrogation est proscrit. La liberté de se questionner, donc la liberté de pensée, est-elle selon toi, LA liberté fondamentale, celle qu’il faut absolument préserver avant tout autre ?

La plus importante, je ne sais pas. C’est probablement une liberté de laquelle découlent plein d’autres : la liberté de parole, la liberté de manifestation, par exemple. Si on ne se questionne pas, comment peut-on parler ? On parle bien de « questions » sociales, existentielles, entre autres. Le véritable questionnement – celui qui n’est pas rhétorique – est la base de la réflexion. Souvent il vaut mieux écouter quelqu’un qui pose les questions plutôt que celui qui prétend avoir les réponses.

Aujourd’hui, plusieurs penseurs, philosophes et de rares politiciens considèrent que notre société tend, voire cherche, à abêtiser les populations afin de mieux les manipuler et les rendre inaptes à juger autrement que superficiellement les actes de nos gouvernements.
Considères-tu que certaines formes de programmes télévisuels, de médias et même de réseaux sociaux participent à cet abrutissement des foules, les éloignant d’une culture véritable de réflexion ?

Il n’y a pas de doute. En programmant certaines émissions de « débats », en laissant la place à certains « polémistes », et même à certaines personnes qui se disent « philosophes », ce n’est pas l’esprit critique qu’on cherche à développer chez le téléspectateur ou l’auditeur. On ne cherche peut-être pas à « abêtiser » la population à tout prix, en revanche, il est clair qu’on sous-estime grandement la capacité du public à réfléchir par lui-même. « Se divertir » et « se vider la tête » sont parfois synonymes dans la bouche de certaines personnes. Comme si un quelque chose de construit prenait forcément la tête. Je ne pense pas, pour citer deux  œuvres très connues, que Kaamelott ou Harry Potter « prennent la tête » et pourtant, ne serait-ce qu’humainement, les deux nous apprennent bien plus que certains programmes TV.

Merci, Anaïs, pour la pertinence de ta nouvelle et de tes réponses ; comme pour tous tes prédécesseurs, je te laisse le mot de la fin.

Merci à Kelach d’avoir permis la création de ce recueil dystopique, en espérant que ces nouvelles touchent les lecteurs !

Et maintenant, place au débute de « Une pluie de doutes » :

Retrouvez notre anthologie Demain : nos libertés et toutes nos parutions sur le site des Éditions Kelach.

Liker et partager
error

COUPÉE EN DEUX

Bonjour Aurélie, bonjour Hugues.

« Coupée en deux » est la seule nouvelle de l’anthologie « Demain : Nos libertés » à avoir été écrite à 2. Pouvez-vous nous éclairer sur le processus que vous avez suivi pour générer cette histoire ? De quelle manière vous répartissez-vous le travail ?

Hugues >> Tout est parti d’un article publié par Aurélie sur le site de notre communauté d’écrivains. Elle y relatait ses expériences d’écriture à quatre mains. Comme j’avais envie de découvrir l’exercice, je lui ai fait part de mon intérêt. Nous étions tous deux très tentés par l’appel à texte de Kelach, nous sommes donc  partis ensemble dans cette aventure.
La répartition du travail s’est faite très naturellement, et nous pouvons révéler que nous ne nous sommes pas partagés la création de façon compartimentée : ce fut une réalisation en osmose, c’est peut-être pour cela que ça a plu. Nous avons développé le récit sur une trame qui nous convenait à tous deux.
Disons que j’ai élaboré une première version très générale de l’histoire, et nous avons affiné l’intrigue au cours de nos échanges. Le même processus a été mis en œuvre avec les personnages, dont certains ont été éliminés, car ils n’apportaient rien à la narration. Je « produisais » des blocs que je soumettais à Aurélie, et elle m’envoyait en retour ses propres idées, ses propositions de transitions, et surtout effectuait un travail conséquent sur le style.
Les échanges ont duré plusieurs mois, et je n’ai jamais eu l’impression que ça bloquait entre nous. Un souffle plein d’énergie créatrice nous a finalement permis d’achever la nouvelle, en étant tous deux satisfaits du résultat de nos efforts, et du destin de nos personnages.

Aurélie >>je n’ai rien à ajouter. Nous avons fait au fur et à mesure, sans prévoir de distribution stricte des rôles et ça s’est très bien passé. Ce fut un plaisir que d’écrire cette nouvelle.

Du fait du thème de votre nouvelle, j’aimerais savoir : vivez-vous en milieu citadin ou en milieu rural ? Est-ce que cela a influencé votre sujet ?

Aurélie >> Je vis en milieu rural, et c’est ce qui me correspond. Cependant, j’ai vécu ma petite enfance en ville, mon père n’ayant alors pas fini ses études, et j’y suis moi-même retournée plusieurs années en tant qu’étudiante, ce qui m’a permis de faire un choix de vie en connaissance de cause et pas sur des préconçus. Dans ma vie quotidienne, je mesure le sentiment croissant d’abandon des ruraux et la méconnaissance que peuvent avoir certains citadins des réalités de cette campagne. Le thème me parlait donc.

Hugues >> J’ai grandi tour à tour en ville et en pleine campagne, ce qui fait que j’ai en quelque sorte une « culture hybride ». Je me suis toujours questionné sur cette coupure avec la terre et la « vraie vie » que représentait pour moi la ville. Comme beaucoup, j’ai choisi de vivre en milieu urbain pour des raisons professionnelles et familiales (les études des enfants), mais je me sens bien mieux dans la nature. Je vis actuellement dans une petite ville, mais projette de retourner en milieu rural rapidement, car il m’est difficile de trouver un épanouissement dans un monde de béton. Cela ne s’accorde pas vraiment avec mon idée du bonheur, même si j’apprécie les infrastructures dédiées à la Culture que l’on peut trouver dans les villes. Par ailleurs, le sujet de ce « divorce » dystopique entre ville et campagne nous intéressait tous les deux.

« Coupée en deux » parle, en effet, de cette dichotomie entre le monde rural et les villes ; une fracture que vous poussez jusqu’à son paroxysme. Pensez-vous qu’aujourd’hui, après, entre autres, le mouvement des Gilets Jaunes, la population citadine est à même de comprendre les difficultés rencontrées dans le milieu rural ?

Hugues>> Honnêtement, oui. Je pense qu’aujourd’hui, si les problématiques ne sont pas les mêmes, l’ensemble de la population, rurale et citadine souffre des conséquences de cette mondialisation économique mal maîtrisée, et que chacun est conscient des difficultés de l’autre. Les trajectoires de vie, contraintes par la recherche d’un emploi, peuvent mener en milieu urbain ou rural. Les familles sont également plus éclatées sur l’ensemble du territoire. La mobilité forcée, qui intéresse tant les sociologues et spécialistes du monde du travail, fait que la même personne se verra cataloguée « bobo des villes » un jour, et « bouseux de la cambrousse » le lendemain, en fonction de cette fameuse mobilité orchestrée par les employeurs. On pourrait inverser la question, et répondre que le milieu rural est également à même d’appréhender les difficultés de la population citadine.

Aurélie>> Pour ma part, je pense que non. Si certaines difficultés ou certains modes de vie sont généralisés, la méconnaissance est trop grande. Bien sûr, certains passent d’un monde à l’autre, mais ce n’est pas la majorité. Je crois que l’on va vers un accroissement de la désertification des campagnes, celles vivantes et actives, en faveur d’une campagne « dortoir ».

Vous avez opté pour une dichotomie marquée entre une ville très épurée et futuriste opposée à un village très brut et à la technologie usée. Pourquoi avoir choisi un tel gouffre entre les deux mondes ? Est-ce un reflet de votre ressenti ?

Hugues >> Pour soigner l’aspect dystopique, nous voulions creuser un large fossé entre villes et campagnes. Je remarque un mouvement croissant qui transforme nos cités en villes-musées, dont les quartiers populaires disparaissent peu à peu. Dans le même temps, les services publics comme la Poste ferment dans nos villages, et les petits commerçants font faillite, mangés par la concurrence de la grande distribution. Hormis pour le déploiement de l’internet, j’ai donc l’impression que les milieux ruraux sont de plus en plus délaissés, faute de volonté politique et de budgets suffisants. Je fais aussi le constat que les populations des villes souffrent mille maux.

Aurélie>> L’aspect dystopique rendait nécessaire d’exagérer quelque peu les choses, parce que les pousser à l’excès permet de mieux réaliser ce qui dysfonctionne. Mais comme je le disais précédemment, je pense qu’on va vers toujours plus d’urbanisation. Et, déjà, on voit un phénomène se produire : les retours à la campagne sont le fait de ceux qui fuient une forme de modernité pour une ruralité fantasmée, plus « primitive » qu’elle ne l’est en réalité.

Vous n’êtes pas très tendre avec la classe politique. Pensez-vous que tout acte n’est que calcul électoral ?

Hugues >> On observe une forme de rejet de la classe politique, dont la parole apparaît toujours plus inaudible. Le phénomène n’est pas récent, mais semble s’amplifier avec le temps. J’aurais malheureusement tendance à penser qu’une partie de l’action politique est dictée par des calculs électoraux, ou le résultat de renoncements difficiles à justifier.

Aurélie>> Disons qu’on peut s’interroger sur bon nombre de décisions. Je continue à espérer qu’il existe des gens qui veulent agir pour le bien commun, même dans la classe politique. La nouvelle est une projection de la pire interprétation : quand le cynisme et la manipulation l’emportent sur tout le reste.

Est-ce que vos personnages principaux, Simon et Myrtille, sont le reflet de vos personnalités respectives ?

Hugues >> Pas du tout ! Je projette très peu de moi-même dans mes personnages. J’essaie au contraire de les construire en les parant de qualités et défauts que je pourrais deviner ou imaginer chez autrui. Toutefois, je m’inspire parfois directement de personnes que j’ai pu croiser dans la vraie vie pour brosser un portrait réaliste.

Aurélie >> Pas spécialement. Mais ils restent un vecteur pour faire passer des idées, qu’ils les partagent ou pas avec leurs auteurs.

 Le mot de la fin est pour vous :

Aurélie >> J’ai apprécié ce travail à deux, d’autant que nous nous sommes bien complétés. Le thème de l’anthologie m’avait tout de suite interpellée et je suis contente que notre nouvelle ait été choisie.

Hugues >> L’expérience de la création à quatre mains est très enrichissante. Je recommande à tous les passionnés d’écriture de tenter l’expérience. Je remercie encore une fois les éditions Kelach pour la publication de cette merveilleuse anthologie.

Après cette papillonnante discussion, je vous laisse découvrir les premières pages de la nouvelle « Coupée en deux » que vous retrouvez dans l’anthologie « Demain : Nos Libertés. » aux éditions Kelach.

Editions Kelach

Liker et partager
error

APPEL à TEXTES : Terre-Mère

Suite aux bouleversement de notre planning de parutions, nous avons décidé de reporter la parution de notre prochaine anthologie sur le thème Terre-Mère à 2021. En conséquence, nous prolongeons également notre appel à textes.

Appel pour les nouvelles uniquement !

Kelach recherche des nouvelles de science-fiction, fantasy ou fantastique, mais aussi de littérature blanche ou historique, entre 15 000 et 50 000 SEC, répondant au thème « Terre-Mère ».

Des peuples proches de la nature, des déesses paléolithiques ou antiques.

Un accident nucléaire, un fleuve noirci dans une région reculée de Chine ou d’Amazonie, un virus induit par les activités destructrices de l’homme, la sixième extinction de masse.

La Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère par les peuples amérindiens lors de la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique, un.e enfant devenu.e figure de proue d’un mouvement écologique.

Quels sont les passés, les présents et les avenirs de notre Terre-Mère ?

Les Éditions Kelach attendent vos textes d’imaginaire mais aussi de littérature blanche pour leur prochaine anthologie dirigée par Cécile Durant.

Les nouvelles à sensibilité écologique sont particulièrement recherchées.

Les nouvelles devront être envoyés par mail à
nouvellesgraines.kelach@gmail.com
avec pour objet le titre de votre nouvelle suivi de votre nom.

APPEL À TEXTES TEMPORAIRE
Nouvelle date limite d’envoi : le 30 novembre 2020 minuit

Avant de nous faire parvenir vos œuvres, n’oubliez pas de jeter un œil aux consignes de nos appels à textes (format, taille, mise en page…)

CONSIGNES

Les textes retenus seront publiées à compte d’éditeur, dans une anthologie (collection Nouvelle Graine) qui paraîtra en 2021.

Au plaisir de vous lire !
L’équipe Kelach

Liker et partager
error

FAUSSE DONNE

Bonjour Laura. Peux-tu te présenter brièvement ?

Bonjour à toutes et tous ! Je m’appelle Laura P. Sikorski, je suis une Nantaise pur beurre exilée à Paris depuis quelques années déjà et, surtout, je suis autrice. Je sévis principalement dans le monde de la nouvelle, mais j’écris également des livres pour la jeunesse (qui vont sortir bientôt, en 2020, restez à l’affût !).

Ta nouvelle « Fausse Donne » nous conduit dans une ville où la hiérarchie sociale est fortement marquée et même physiquement visible. Cette nouvelle est-elle un moyen pour toi de dénoncer un état de fait de notre société ? Un cri de colère ?

La dystopie, comme tous les genres de la SF, est propice à parler de nos sociétés contemporaines. On choisit une caractéristique, un trait particulier, et on le grossit, le déforme et l’amplifie jusqu’à donner un concept ou une idée qui, dite comme ça, paraît un peu tirée par les cheveux, mais qui pourtant en dit long. Il y a de nombreuses choses qui me révoltent, et on en trouve en effet une partie dans Fausse Donne.

Ton récit est marqué par l’importance du jeu et du jouet. En quoi ceux-ci te semblent-ils indispensables à l’Homme ?

Quand j’étais au lycée, le film de La Controverse de Valladolid m’a beaucoup marqué, tout comme la pièce Zoo ou l’Assassin philanthrope de Vercors. Ces deux œuvres se posaient au fond la même question, avec une réponse différente : qu’est-ce qui fait notre humanité ? L’idée de départ de Fausse Donne, c’était de montrer qu’une partie de la réponse se trouvait peut-être autour de la notion de jeu, de divertissement.

Image par Esi Grünhagen de Pixabay

Derrière ces deux thèmes principaux, tu évoques aussi la condition de l’enfance, en particulier le travail des enfants qui, hélas, a encore lieu dans nos sociétés. Si ce travail est dans la logique de ton récit, avais-tu la volonté dès le départ d’en parler également ?

Quand j’ai commencé à imaginer cette société sans jeux, sans jouets, des questions sont très vite arrivées : qui seraient les perdants d’une société sans jeu ? et dans quel type de société aurait-on besoin d’interdire le jeu ? Assez rapidement alors s’est dessinée l’idée d’un modèle social où le temps de jeu des enfants est réduit à néant afin d’accroître leur temps de travail. Que reste-t-il à un enfant auquel on interdit de s’amuser, et donc de rire et de rêver ?

Plus lugubre encore, tu sous-entends les abus sexuels commis sur les enfants par la classe dirigeante. Le sujet est très délicat à évoquer, as-tu dû remanier plusieurs fois ces allusions afin d’obtenir ce que tu voulais ? As-tu pensé un instant à édulcorer ton texte de cet élément ?

Si avec Cécile, la directrice de collection, nous avons remanié beaucoup de fois certaines phrases, il ne me semble pas que ce soit le cas pour ce passage, en revanche. L’idée, dès le début, a été comme tu l’as dit de sous-entendre ces abus. La pédocriminalité est un sujet lourd, comme beaucoup d’autres thématiques de la nouvelle, alors je ne souhaitais pas m’appesantir dessus. Le sous-entendu est suffisamment marqué pour être compris aisément, mais un lecteur ou une lectrice moins avisée ou moins concentrée peut encore y échapper ! Comme il s’agissait d’un recueil de nouvelles à destination d’un public plutôt averti, je n’ai pas songé à édulcorer ce passage… et Cécile non plus, d’ailleurs.

Enfin, pour terminer sur un sujet plus léger, Ledha a son « doudou » Aylan ; te souviens-tu du tien et à quoi il ressemblait ?

Comme beaucoup d’autres doudous sans doute, le mien s’appelait « Nin-Nin », mais ma sœur et moi nous disions toujours « Nana ». C’était une toute petite serviette qui accompagnait un baigneur… et à force de le traîner partout, c’est vite devenu mon doudou. À l’origine, il était blanc, mais il ne l’est pas resté longtemps, je crois ! Il n’a malheureusement pas survécu aux affres des années, mais il n’a pas démérité ! RIP, Nin-Nin !

Merci, Laura, pour cet échange. Tradition oblige, je te laisse le mot de la fin :

Merci à toi pour ces questions très pertinentes et ton regard fin sur mon texte 😊
Qui dit « fausse donne » dit « redonne », alors essayons de rebattre les cartes pour un monde plus juste, plus beau et plus amusant !

Et à présent, place aux premières pages de cette nouvelle :

Retrouvez toutes les éditions Kelach sur notre site :
https://www.editions-kelach.com/

Liker et partager
error

PROMOTIO

Bonjour Rodolphe. Bienvenue pour ce court interview au sujet de ta nouvelle Promotio, parue dans Demain : Nos Libertés. Pourquoi as-tu choisi de répondre à cet appel à textes ?

Bonjour et merci à toi ! J’ai choisi d’y répondre parce qu’il me permettait de traiter un sujet qui me tenait à cœur, à savoir les libertés individuelles.

La Dystopie t’attire-t-elle particulièrement ?

Oui, en effet. Je pense que la dystopie permet d’extérioriser ses peurs, ses craintes. C’est mon cas. C’est un genre qui nécessite une réelle réflexion sur nos sociétés et sur la place de l’Homme dans celles-ci. Il y a souvent une vision philosophique forte dans les récits dystopiques.

As-tu hésité entre plusieurs sujets ou Promotio t’est-il venu tout de suite, comme une évidence ?

Je savais que je voulais traiter de la Liberté : de conscience, de penser, mais aussi liberté d’action. A partir de là, j’ai cherché un modèle de société dans la- quelle les citoyens en sont privés.

Cette idée de libertés à mériter par paliers est juste effrayante, impliquant un comportement irréprochable de tout instant pour ne pas chuter.  Ne retrouve-t-on pas là – à un moindre niveau – la réalité à l’intérieur de certaines entreprises ?

Si bien sûr ! Et dans la vie de manière plus générale. Beaucoup paient très cher des erreurs commises. Dans Promotio, le résultat est sans appel : retour tout en bas de l’échelle sociale ; pas de deuxième chance !

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Ton personnage principal, Chris, prend tous les jours un risque notable en se mettant au bord du précipice. Il est possible d’interpréter ce geste de différentes manières entre prise de conscience et révolte. Comment le voies-tu ?

C’est à mon sens, la réelle tragédie de Promotio : c’est fondamentalement la seule liberté que leur laisse la société : rentrer ou non le bon code. Chris joue avec cela, pour garder l’illusion que sa vie lui appartient encore ! Il nourrit l’illusion que s’il continue à jouer à ce « jeu »-là, entendez l’échelle citoyenne, c’est qu’il le veut bien ! Mais évidement, la situation est plus complexe.

Le contrôle des libertés, mais aussi de la pensée est au cœur de ta nouvelle. À l’ère d’internet – loin du programme de Promotio -, penses-tu qu’il est encore possible d’être manipulé à travers les médias ?

Cela dépend de ce que l’on fait d’internet ! Le web foisonne de points de vue, d’opinions. Chacun peut y voir ce qu’il a envie d’y voir. Il est plus sûr, il me semble, de se forger sa propre analyse d’un fait. Ensuite, « manipuler » a un côté complotiste, je dirais que les médias induisent des opinions. Qu’ils en soient conscients ou pas d’ailleurs. Mais je ne pense pas qu’ils puissent ne pas le faire ! Déjà, le choix des sujets qu’ils traitent en dit long : le citoyen aura connaissance ou non d’un fait, en fonction de ce qu’aura décidé le média. Ensuite, la manière dont il est relaté, les adjectifs utilisés : « le pauvre homme », « ce triste jour » etc… Le lecteur sait comment se positionner.

La conclusion de ton histoire est très particulière il est impossible de l’évoquer sans en gâcher la révélation ; il y aurait pourtant beaucoup à dire tant elle permet d’évoquer d’autres libertés et contraintes. Nous nous en abstiendrons, aux lecteurs de découvrir cette fin dans l’anthologie et le début de ta nouvelle ci-dessous. Aurais-tu une dernière réflexion sur Promotio que tu voudrais partager avec nous ?

Oui.
Demain, il se pourrait qu’il neige !

Retrouvez plus d’informations sur notre site :

Les Editions Kelach

Liker et partager
error

Ils parlent de Demain : Nos Libertés.

Nous vous mettons ici les liens vers 3 chroniques qui donnent leur avis sur les nouvelles de Demain : Nos libertés.

Tout d’abord, une très belle analyse de Litzic. Sur son blog, outre des chroniques de livres, il parle également de musiques : LIEN

En deuxième lien, voici la chronique d’Inomra : LIEN

Et pour finir, celle de Clémence Chanel, elle-même auteure de l’ultime nouvelle de cette anthologie : LIEN

Liker et partager
error

LA COULEUR JAUNE

La Couleur Jaune écrite par Elodie Greffe est la deuxième nouvelle de l’Anthologie Demain : Nos Libertés, dirigée par Cécile Durant.

Bonjour Élodie,

Bonjour !

Tu m’as as déjà accordé un interview pour ton roman jeunesse « les Contes du Grand Chêne » (LIEN) dans lequel tu nous faisais part d’autres projets et te voici dans « Demain : nos libertés », un véritable grand écart. D’où ma première question, travailles-tu différemment entre un texte jeunesse et un texte adulte ?

Oui et non. Le travail de base est le même : développer une idée, regarder ses personnages grandir et mûrir, voir l’histoire prendre forme et en assurer la cohérence, mais je m’adresse à un public différent et, forcément, cela influe sur ma façon de faire.

Je peux me permettre une certaine liberté de ton, et une explicitation de la violence, dans un texte adulte, ce que je n’envisagerai même pas pour un texte jeunesse.

 Je pense que tous les thèmes peuvent, et doivent, être abordés en littérature jeunesse, même les plus difficiles, mais, en tant qu’auteur, il est de notre responsabilité d’être particulièrement vigilent à la forme de nos récits et au choix de nos mots lorsque l’on s’adresse à un jeune public.

Quel format préfères-tu roman ou nouvelle ?

Ils ont chacun leurs avantages. Le roman permet de passer plus de temps avec ses personnages, de développer d’avantage son histoire. La nouvelle impose plus de contraintes et nous pousse à aller à l’essentiel mais avec le même objectif : avoir un impact sur le lecteur, le faire ressentir, réfléchir. C’est très stimulant. Ecrire des nouvelles est formateur et frustrant, cela nourrit ma créativité, c’est quelque chose d’essentiel pour moi, même si je préfère, quand même, le format roman à cause de la liberté qu’il permet.

Comme tu l’as indiqué dans ta présentation sur le site de nos éditions (LIEN), tu es enseignante comme l’héroïne de ton histoire. Conçois-tu l’écriture comme un support pour transmettre un savoir, des idées ou des sujets de réflexions ?

Pour le moment, je ne suis pas enseignante. J’ai étudié pour le devenir, mais je n’ai pas (encore) exercé. Devenir professeure était mon rêve d’enfant. J’ai décidé de cet objectif à l’âge de quatre ans et je n’en ai jamais démordu de toute ma scolarité. Mes différents professeurs ont eu un impact très important dans ma vie, en général, et dans mon rapport aux livres et à l’écriture en particulier. Les enseignants étaient, et sont toujours, mes héros, mais les conditions d’exercice sont devenues tellement difficiles à l’heure actuelle, que je ne sais pas si je serai à la hauteur, alors oui, écrire est aussi, à ma petite échelle, un moyen de transmettre et d’induire une réflexion chez le lecteur. La lecture ne peut remplacer l’instruction mais est, pour moi, un complément important sinon essentiel qui participe à l’enrichissement intérieur de l’individu, à sa remise en question et à son ouverture sur le monde.

Dans ta nouvelle à l’avenir sombre, la ségrégation ethnique est poussée à son extrême. Pourquoi avoir choisi de traiter cet aspect de privation de libertés ?

Le rejet, la haine de l’autre car « différent » est quelque chose qui me révulse et me terrifie. Constater à quel point cette haine gangrène encore nos sociétés en 2020 et voir des individus se revendiquer fièrement racistes ou xénophobes, sur les réseaux et dans leur vie de tous les jours, me révoltent. Je ne comprends pas comment on peut, encore, en être là, comment on peut laisser passer ce genre de comportement. Cela m’angoisse pour l’avenir. Une société qui exclue est une société qui perd son humanité. Pour moi, cela s’imposait dans la dystopie. En développant cela à l’extrême dans ce texte, même si, malheureusement, l’histoire nous a déjà montré qu’extrême ne veut pas dire impossible, je voulais faire réfléchir les lecteurs. Comprennent-ils vraiment ce que rejeter l’autre implique ou peut impliquer ?  Est-ce vraiment ce qu’ils veulent pour la société ? Le racisme tue, encore aujourd’hui.  

Ton héroïne, Alice, passe « de l’autre côté du miroir ». La référence est-elle purement affabulation de ma part ou est-ce volontaire ? Car après tout, cet autre monde qu’elle va découvrir est pure folie humaine.

Le passage d’un monde à l’autre, et avec lui la figure d’Alice aux pays des merveilles, est un thème récurrent dans mes écrits. La bascule peut être physique, le personnage est alors placé dans un environnement qui lui est totalement étranger, ou plus symbolique, le personnage acquière des connaissances qui lui permettent d’avoir un autre regard sur le monde qui l’entoure, pour le meilleur ou, souvent, pour le pire. C’est une bonne façon de questionner ce qui nous entoure, et nous même par la même occasion. La référence est donc volontaire.

Ici, Alice combine les deux situations, le monde qu’elle découvre lui semble étranger mais c’est aussi le sien. On peut avoir l’impression qu’elle change d’univers mais, tout ce qui se passe, a lieu au bout de sa rue. Il n’y a pas deux mondes : l’extérieur et l’intérieur, mais un seul qui choisit d’exclure une partie de ses membres. Elle le savait, sans savoir vraiment ce que cela pouvait impliquer, elle est confrontée brutalement à la réalité.  Le fait que ce qui se passe à l’intérieur des murs soit toléré, voir encouragé en dit beaucoup sur la société dans laquelle vit Alice.

On peut se poser la question de savoir si l’extérieur est vraiment maintenu dans l’ignorance par la force ou s’il préfère ignorer ce qui se passe de l’autre côté des murs. La responsabilité n’est-elle que politique, étatique, où chacun a-t-il sa part de responsabilité parce qu’il soutien, tolère, accepte, excuse, détourne le regard, ignore, plus ou moins volontairement, ce qui se passe ?

Merci, Élodie, avant de laisser les lecteurs découvrir les premières lignes de ta nouvelle, voudrais-tu ajouter quelque chose sur ta nouvelle ?

J’ai conscience que cette nouvelle peut être assez dure et violente, à l’image des sujets qu’elle aborde mais j’espère malgré tout vous avoir donné envie de découvrir Alice et de franchir les murs avec elle.

Retrouvez toutes les Editions Kelach sur notre site :

Editions-Kelach.com

Liker et partager
error

Appel à textes : Nouvelles

Pour sa collection d’anthologies, Nouvelles Graines, Kelach lance un appel à textes temporaire.

Appel pour les nouvelles uniquement !

Kelach recherche des nouvelles de science-fiction, fantasy ou fantastique, mais aussi de littérature blanche ou historique, entre 15 000 et 50 000 SEC, répondant au thème « Terre-Mère ».

Les nouvelles à sensibilité écologique sont particulièrement recherchées.

Les nouvelles devront être envoyés par mail à
nouvellesgraines.kelach@gmail.com
avec pour objet le titre de votre nouvelle suivi de votre nom.

APPEL À TEXTES TEMPORAIRE
Date limite d’envoi :
Prolongée jusqu’au 30 novembre 2020 minuit
pour une publication en 2021

Avant de nous faire parvenir vos œuvres, n’oubliez pas de jeter un œil aux consignes de nos appels à textes (format, taille, mise en page…)

CONSIGNES

Au plaisir de vous lire !
L’équipe Kelach

Liker et partager
error